Deux photos prises
dans une station de trains, où se trouvaient des écolières dans leurs célèbres habits de la
marine, ou prêtes à aller faire du sport.
Les cours le samedi étaient obligatoires un samedi sur deux jusqu'en 2002 au Japon. Depuis, le gouvernement espère que les écoliers apprennent davantage par eux-mêmes en suivant des activités extra-scolaires qu'ils auront choisies (sport, culture, etc.).
Dans le cadre de ces activités, certaines écoles fournissent des cours en
supplément du cursus normal, afin de permettre aux élèves d'étudier davantage et
de rassurer leurs parents, inquiets d'une baisse du niveau de leur éducation
depuis la suppression des cours le samedi! Le port de l'uniforme est aussi
obligatoire pendant ces activités pour certaines écoles.
Il faudra décidément encore quelques bonnes années, avant que la mentalité japonaise change sur l'éducation, pour que tout le monde se rende compte que ce n'est pas en forçant les gens à porter des uniformes et en leur bourrant le crâne que l'on développe une personnalité en phase avec le monde d'aujourd'hui.
Le plugin
Midnight
Sepia pour Photoshop donne un effet intéressant sur une photo de forêt.
Sur la place Karajan de Ark Hills,
chacun fait ce qu'il lui plaît: cela va des personnes qui amènent leurs enfants pour
jouer, la place étant bien assez grande pour leur permettre de courir et de
s'amuser dans tous les sens, jusqu'aux collègues qui font tranquillement la sieste, l'un à
côté de l'autre.
Que les lecteurs se rassurent, Fred et moi n'en sommes restés qu'à la phase de prendre un café après le déjeuner, sur les marches de la place.
Pitou, d'humeur
chasseuse ce soir a ramené les trophées suivant: ma pantoufle gauche, un vieux
morceau de papier froissé et un morceau de ficelle...
Pas grave, j'en ai profité pour prendre quelques photos: j'adore quand elle fait ses gros yeux avant de se jeter sur sa "proie"!
Excusez cette démonstration de violence dans la scène de
cette goutte de
pluie qui s'abat violemment sur une table en pleine saison des pluies.
La pluie n'a pas cessé de tomber aujourd'hui et j'ai l'impression que demain aura la même allure, ce qui a des chances de compromettre notre partie de golf hebdomadaire (ou du moins que l'on espérait hebdomadaire) demain avec Seb et Fred.
En allant au bureau ce matin,
j'ai assisté de manière un peu voyeuriste au drame de l'écolier refusant
d'aller à l'école tiré de force par sa mère.
Je ne sais pas ce qui rebutait tant cet écolier d'école élémentaire (小学生), reconnaissable à son petit chapeau obligatoire, mais connaissant les problèmes auxquels les écoles japonaises sont régulièrement confrontées, on peut tout imaginer... De la simple hantise du professeur ou d'une discipline à étudier, on peut trouver des cas plus graves et pourtant tristement habituels, comme le racket et la violence exercés par les élèves des classes supérieures.
C'est doublement triste que le phénomène existe depuis longtemps et semble persister sans que grande attention n'y soit prêtée et que le système éducationnel japonais ne soit pas plus efficace à rendre l'école un vrai lieu d'étude et d'échanges, au lieu d'être un endroit de hantise pour des générations de jeunes japonais, qui auront par la suite du mal à réaliser l'importance des études.
Cette autre photo a été prise
sous un arrêt de bus, où une chaise de fortune indique le numéro de téléphone
pour un réparateur de meubles de cabinets. Je pense que cela fait plusieurs
années que cette chaise se trouve là, et je trouve génial le fait que d'une
part l'annonce soit aussi spécifique, et d'autre part que personne n'ait
déplacé la chaise ou pensé à la remplacer par un banc, plus pratique pour les
gens qui attendent le bus!
J'ai volé cette image dans la rue,
en voyant ce vieil homme travailler dans le fond de sa boutique de bric et de
brac, à peine plus large que l'ouverture de la porte.
Tokyo est encore rempli de ce genre de petites boutiques en bois, dans lesquelles on trouve de tout et n'importe quoi, alors que quelques mètres plus loin, se trouvent des magasins de luxe ou des bâtiments d'affaires.
Je me demande parfois comment ces braves personnes parviennent à maintenir leur business, mais en tout cas, je trouve ça plutôt sympathique. C'est typiquement le genre de témoignages, que la ville possède une histoire, qui manque cruellement aux villes plus jeunes et sans réelle personnalité.
Quelques photos de Pitou prises
lors de sa promenade: je profite du dimanche pour la faire sortir en pleine
journée, au moment où il est bon profiter du soleil ou regarder les autres
animaux autour (surtout les oiseaux!).
Une autre photo de l'allée pavée, où Pitou s'est promenée aujourd'hui.
Sans sortir
de chez soi, on trouve parfois des motifs très graphiques, et ce n'est seulement
qu'aujourd'hui que je me suis rendu compte de la série de livres rouges et blancs
qui traînaient sur mon étagère, avec un joli effet de reflet du prestigieux nom
de Herb Ritts dans le livre du non
moins prestigieux Henri
Cartier-Bresson, deux styles très différents, mais que j'apprécie
énormément de manière égale.
Voici une autre version de la même photo, avec une petite retouche sous Photoshop. J'essaie de jouer un peu avec les effets de Photoshop en ce moment, pour essayer de comprendre comment les photographes de Chromasia, smudo ou Photogranny (pour ne citer qu'eux) arrivaient à produire des photos aussi visuellement agréables, composition et qualité de la photo en soi mises à part.
À ceux qui
disent que Photoshop dénature une photo, je répondrais que ce n'est pas
beaucoup différent de ceux que les experts en tirage photo font pour les photos
argentiques: accentuation des contrastes, méthode de l'Unsharp Mask
pour rendre la photo plus nette, etc., tout cela (et plus!) existe dans les
deux domaines argentique et numérique. Seulement, peu de personnes ont assez
de matériel pour faire le tirage d'une photo argentique eux-mêmes. C'est le
labo photo qui s'en occupe pour eux et cette étape devient transparente.
Souvent, même, dans les labos photos grand public, les photos sont traitées automatiquement, sans réelles précautions, l'étalonnement se faisant sur la première photo, toutes les suivantes sortent avec le même rendu, d'où des photos plutôt plates, par rapport à ce que l'on peut obtenir avec plus d'application, dans son propre labo (numérique ou non).
Ce n'est pas vraiment la photo en soi qui importe, c'est plutôt le message que le photographe souhaite délivrer. En l'occurence, parfois, le message est plus clair lorsque légèrement modifié.
Comme je le disais, Eiko et
moi avons passé un chouette weekend dans un élégant hôtel, il y a deux semaines
de cela. Ceux qui me connaissent pourraient se demander ce que j'ai fait de Pitou pendant ce temps-là. Et
bien elle aussi a fait un petit séjour à l'hôtel, y'a pas d'raisons que ce
soit toujours les mêmes qui s'amusent!
L'hôtel en question s'appelle 'Spice says Doggie-Do'. La complète signification du nom m'échappe encore, mais en tout cas, l'endroit était parfait pour Pitou pendant ce long weekend. À quelques minutes de chez moi, c'est en fait un salon de beauté pour les animaux de compagnie aménagé dans un appartement. Pour la partie hôtel, les animaux sont tous ensemble dans la pièce principale, sous l'œil méticuleux des personnes qui les gardent, mais peuvent jouer ensemble pendant la plupart de la journée, pour aller dormir dans une petite cage le soir.
Pitou était très à l'aise dans cet endroit, elle s'est même fait des amis chiens, à en croire le rapport détaillé (jour par jour!), que j'ai reçu lorsque j'ai récupéré Pitou. Depuis, lorsqu'elle voit un chien dans la rue, elle lui court après pour aller jouer!
Cela me fait plaisir
qu'elle ait eu l'occasion de jouer avec d'autres animaux; ce n'est pas très
drôle d'être en appartement toute la journée habituellement, et même si je la
sors tous les soirs pour la brosser et la promener, je ne la laisse pas aller
très loin, ne serait-ce qu'à cause des voitures dans la rue, ou parce que je
n'ai pas envie de sonner aux portes des gens la nuit pour leur expliquer que
mon chat est entré dans leur jardin!
Enfin bon, je recommande vivement cet hôtel à ceux qui ont envie de s'absenter de Tokyo quelques temps, mais qui doivent s'occuper de leur animal de compagnie. Les personnes qui s'occupent de l'endroit sont très aimables et les animaux sont plutôt heureux, du moins, davantage que des endroits similaires à Akasaka, que j'ai vus, où l'animal est gardé en cage en permanence... Yeurk...
Le Japon est probablement un des pays où l'on s'occupe le mieux des animaux de compagnie, ceux-ci recevant des soins que certaines personnes n'ont même pas la chance de connaître. En revanche, la loi sur l'importation des animaux (lors de déménagements, par exemple) a l'air franchement écœurante. Bruno, qui revient au Japon avec sa chienne Boudicca, a dû la laisser à l'aéroport en quarantaine, car il lui manquait simplement un tampon sur un des nombreux papiers qu'il avait pris le soin de remplir. Pire encore, normalement, l'animal doit rester en quarantaine 180 jours... Une manière hypocrite de rejeter les animaux sans papiers conformes, car après 180 jours dans une cage à l'aéroport, je ne sais pas si l'animal est encore vivant. Bruno pourra heureusement la récupérer dans une semaine et demie, grâce à l'aide d'une amie.
Quelques photos prises dans
Aoyama, autour d'un coin bien fleuri, pour voir tous les insectes à la
tâche.
On sent ce même air d'été en se promenant dans les rues d'Omotesando, en observant les devantures des diverses boutiques, en particulier celle de Samantha Thavasa, qui arbore fièrement une photo de la sublime Beyoncé, en plein dans le carrefour d'Omotesando. Quelques semaines auparavant, il s'agissait des sœurs Hilton, mais je préfère clairement l'affiche actuelle :).
Enfin, tout cela n'empêche pas la nature de faire son boulot et de bien se lâcher de temps en temps, comme ça a été le cas samedi soir, avec une averse impitoyable lorsque l'on est en scooter à Shinjuku. En moins de 30s, j'étais trempé jusqu'aux os, je n'ai même eu le temps de m'arrêter sur le côté pour m'abriter, car j'étais coincé dans le traffic...
Ça fait toujours bon effet d'entrer dans un magasin complètement trempé. L'avantage étant évidemment que tout le monde se pousse pour vous laisser passer, j'avais quand même l'impression d'être le dieu putride que l'on voit dans le Voyage de Chihiro, pour ceux qui ont vu le film (que je recommande à tout le monde, soit dit en passant).
Encore un peu de courage, le bout du tunnel n'est pas si loin et la saison des pluies fera suite à un bel été, chaud et humide, comme c'est toujours le cas à Tokyo!
Une photo d'un vieux
téléphone, dans
un coin de l'immeuble dans lequel je travaille. J'adore la forme et la texture
des touches, mises en valeur sur les bords par l'éclairage. Un bon téléphone
comme on les aime!
Si j'en ai l'occasion, il faudra que je prenne la photo d'un bon gros téléphone public à cadran, comme on ne pense en voir que dans les dessins animés!
Quelques photos de la petite
soirée surprise organisée chez Jean-Paul pour l'anniversaire de Kaori.
Merci à eux pour nous avoir chaudement accueillis, même si je n'ai pas pu rester très longtemps: lever à 5h pour aller à Hokkaido le lendemain oblige!
Eiko et moi
revenons de trois jours de rêve passés à Hokkaido, à Toya, pour être plus
précis, dans le Windsor
Hotel, un somptueux hôtel construit sur une colline qui surplombe la ville
de Toya, lui donnant une vue magnifique sur le lac
Toyako ou sur les montagnes
aux alentours, parfois même lorsque les nuages couvrent
le reste de la région.
L'hôtel abrite quelques grands restaurants, tels que la cuisine somptueuse
de Michel Bras, une vraie redécouverte du goût, avec une cuisine originale,
subtile et délicate, ou bien le restaurant Wakuzen, simplement le meilleur
restaurant de sushis qu'il m'ait été offert de déguster. Non seulement le chef
excelle dans son art, mais en plus, Hokkaido dispose de produits évidemment
plus frais que ce que l'on peut trouver à Tokyo, comme le Botan ebi, une
crevette typique de Hokkaido, mais qui est très sensible aux transport et meurt
avant d'arriver à destination.
Les balades sur le bords du
lac ou en forêt,
sur l'île au milieu du lac (justement appelée Nakajima 中島) sont plutôt
agréables, ainsi que la petite promenade en cheval.
Mais rien ne remplace le plaisir d'un bon bain dans un onsen en fin de journée!
D'ailleurs, les japonais ne s'y trompent pas et c'est bien un des plaisirs
simples qu'ils adorent. Cela en devient presque un rite. On entre
dans une pièce commune, avec sa petite serviette pour cacher sa nudité, mais
surtout pas pour la tremper dans le bain commun! Pour éviter de mouiller la
serviette, on peut faire comme les vieux habitués et la plier pour la poser
élégamment sur la tête tout en profitant pleinement du bain.
Ce n'est seulement lorsque l'on prend sa 2ème douche (la première servant à se laver, de manière à ne pas salir le bain) que l'on utilise sa serviette pour se laver. Assis sur un petit tabouret en bois, on remplit une bassine en bois pour tremper sa serviette et se frotter énergiquement, avant de se vider la bassine d'eau chaude sur la tête... J'adore vraiment cette culture! :)
Enfin bref, Hokkaido ne nous a réservé que des bonnes surprises, et même si
le prix du petit séjour à l'hôtel de luxe ne permet pas de faire ce genre
d'escapades trop souvent, c'est une expérience ennivrante que je recommande à
tout le monde et que je reconduirais avec plaisir.
Les photos sont dans la galerie dans la section Japon, alors que les photos d'Eiko et de moi sont dans la section privée.