A l’occasion d’une sortie avec la boîte, nous avons pu assister à un tournoi de sumo, au Kokugikan de Ryogoku, où des tournois se déroulent 3 fois par an, pendant 15 jours.

Rassemblement de lutteurs de Sumo

Les luttes commencent dès le matin, mais il s’agit en général de lutteurs débutants qui ne sont pas encore classés. A moins d’être un aficionados, les gens arrivent plutôt en début d’après-midi pour assister aux combats des lutteurs plus haut-classés, genre vers 14h30 ou 15h, mais il vaut mieux arriver avant 15h30, pour ne pas rater le moment où les lutteurs de chaque clan montent sur le ring et forment un cercle pour être présentés au public et exécuter une cérémonie, dont le sens exact m’échappe encore…

Tension avant le début du combat

Si les combats en soi sont exaltants, toute l’atmosphère autour ne l’est pas moins. A commencer par les petites cases dans lesquelles on doit s’asseoir: 4 personnes doivent rentrer dans une case, juste assez grande pour hoster 4 zabuton (座布団), les minuscules coussins sur lesquels le français de base a tant de mal a s’asseoir! Voilà une autre raison pour laquelle il ne faut pas arriver trop tôt: les matches durent jusqu’à 18h et rester plusieurs heures assis dans cete position peut décourager rapidement!

Projection

Une fois la position la moins inconfortable trouvée, on peut commencer à ouvrir les paquets offerts dans un énorme sac, que l’on a reçu en cadeau: priorité sur les yakitori et la boisson (la plaque de chocolat en forme d’éventail sera avalée en 2 jours tranquillement à la maison!). C’est un peu un ohanami où l’on profite d’un bon moment entre amis, mis à part le fait qu’au lieu de regarder de gentils pétales de cerisiers virevolter, c’est plutôt de bon gros lutteurs de 150kg que l’on voit tomber…

Salutations avant le combat

Plus proche du ring, toute la préparation à laquelle on assiste fait aussi partie du spectacle, comme le lancer de sel, pour purifier l’ère de combat, ou le moment où les lutteurs lèvent un de leurs pieds (certains allant même jusqu’à pratiquement faire un grand écart) pour le laisser retomber lourdement au sol, pour piétiner les mauvais esprits.

Des coups qui pleuvent

Les lutteurs peuvent aussi se faire face et retourner dans leur coin, jusqu’à ce qu’ils se sentent prêts (ils peuvent faire ça pendant 4 minutes au plus), ou simplement pour intimider l’adversaire. Une fois le combat commencé, ça va en général très vite, les règles sont simples et les techniques, au nombre de 82 aujourd’hui, sont en général efficaces.

Un coup magistral qui n’a pas dû passer inaperçu

Le tournoi se déroule en 15 jours, pendant lesquels les lutteurs combattent tous les jours. Le vainqueur est celui qui a perdu le moins de fois.

Danse de Geisha

Un peu plus tard dans la soirée, on se déplace du côté d’Asakusa, pour se rendre dans le restaurant Kaminari 5656 (Kaminari é›· signifie “tonnerre” et 5656 en Japonais peut se prononcer “gorogoro”, qui est aussi le bruit du tonnerre), où nous attendait un spectacle de Geisha, ou du moins de jeune femmes prétendant être des geisha, avec une certaine réussite, en particulier dans la gestuelle.

Geisha jouant la comédie en dansant

En dehors du spectacle, les jeunes femmes se sont aussi jointes à nous pour une partie du dîner, pour s’assurer que nos verres n’étaient pas vides, comme c’est le cas avec Fred sur cette photo, ou bien pour rire, parfois un peu naïvement, à nos commentaires.

Les photos de la journée sont dans la galerie, comme d’habitude.