Pour le dernier volet de ce triptique à Aomori, voici quelques photos de Oirase, une promenade sympathique le long d'une rivière qui finit sur le lac Towadako. L'endroit est bordé de végétation, le paysage verdoyant avec l'arrivée du printemps est alors magnifique... Hélas, ce n'est pas le paysage que j'ai eu la chance de voir! Au moment où je m'y suis rendu, il y avait encore de la neige sur le sol et le printemps n'avait pas encore montré son influence sur la végétation des lieux...
Malgré cela, l'endroit était très agréable, notamment pour les nombreuses cascades qui s'y trouvent et dont voici quelques photos ci-dessous. Quant aux deux photos restantes, il s'agit d'une photo du lac Towadako, dont la couleur intense et les vaguelettes ont quelque chose d'hypnotique, et d'un joli coucher de soleil à Aomori.
Si j'en ai l'occasion, je repasserai plutôt en juin (je ne précise pas l'année...). A ce moment-là, la végétation devrait être abondante, tout comme les touristes hélas... En attendant, voici le lien vers les photos de Oirase trouvées sur Google.

Cascade de Oirase

Cascade de Oirase

Cascade de Oirase

Végétation autour du lac Towadako

Coucher de soleil à Aomori
Voici quelques photos d'Aomori, certainement un des derniers endroits au Japon (avec Hokkaido, certainement) où l'on peut encore voir de la neige en cette saison.
Après une vertigineuse ascension de plus de 600 mètres par le téléférique Ropeway (ça m'a toujours fait peur ce genre de trucs, surtout à l'idée que toute la cabine est suspendue à un cable de plusieurs kilomètres de long...), on se retrouve en haut des pistes de ski, encore praticables et même plutôt en bon état en dépit des températures assez douces.
De là, la vue est saisissante, même si j'aurais aimé y être quelques mois plus tôt, pour voir les "monstres des neiges", résultats des tombées de neige sur les sapins. Le spectacle est tout de même appréciable, avec d'un côté des kilomètres de sapins, et de l'autre, une jolie vue sur Hakkoda-san, la montagne principale dans la préfecture d'Aomori qui donna son nom à un film dans les années 70, retraçant la triste aventure d'une armée de soldats japonais surprise par le froid.
Finalement, le soir venu, je profite de la lumière émanant d'une des fenêtres de l'hôtel, qui donne aux arbres aux alentours un aspect squelétique

Sapin éprouvé par le vent de montagne

Des sapins à perte de vue

Motifs d'hiver

Ombres et Lumière
Gros plan sur une fleur de shidarezakura. Voici la photo originale.

Les magnifiques tentacules d'une fleur de shidarezakura en gros plan
Et voilà, les premiers cerisiers sont en fleurs à Tokyo et la grande vague des pique-nique pour admirer les fleurs (un peu) et rire grassement avec une bière à la main (beaucoup) commence pour une petite semaine, voire deux si on a de la chance...

Shidarezakura à Rikugien
Malgré son relatif jeune âge (environ une cinquantaine d'années), ce shidarezakura pose fièrement dans Rikugien, un jardin magnifique du côté de la station de Komagome. Cette année, je m'y suis rendu pour l'admirer lors de son ライトアップ(light up), c'est à dire illuminé le soir, une façon populaire de le mettre en valeur, mais aussi de permettre au japonais d'aller le voir en sortant du bureau (les jardins ferment relativement tôt au Japon).

Reach For The Sky
L'ennui, c'est qu'en cette saison, une pluie soudaine a souvent la fâcheuse tendance à balayer les gentils pétales dont on avait amoureusement attendu l'apparition toute la semaine. Et puis il fait toujours un vrai froid de canard au moment d'aller pique-niquer, c'est particulièrement sensible quand on pose ses fesses par terre, malgré la nappe en plastique bleu posée sur le sol, celle-la qui sert aussi à délimiter son territoire contre les inopportuns qui auraient l'idée de s'aventurer dans nos terres. Eh oui, parce que même avec tout ça, les japonais ne reculent pas et se pressent pour respecter cette tradition (et ils sont nombreux) et je les comprends...

Sous les branches du shidarezakura de Rikugien, la star du jardin en cette saison
Mine de rien, ça va faire mon 10ème ohanami... Je suis arrivé au Japon le 5 mars 1999, j'étais étudiant à l'époque. Dix ans après, je n'ai pas l'impression d'avoir grandi (mais grossi, je ne commenterai pas) et j'apprécie toujours autant ces moments si simples d'une vie à la japonaise. C'est quand même chouette le Japon...
Certaines expériences ne peuvent être que vécues... S'il est facile d'être séduit par la beauté d'un jardin japonais comme celui du temple Housenin (宝泉院) à Kyoto, tout en dégustant un bol de matcha, je pense qu'il faut un peu de temps passé au Japon pour apprécier l'expérience plus profondément. C'est du moins mon sentiment, après avoir vu ma propre vision du Japon changer au fil du temps.
Au-delà de la fascination pour l'esthétique des jardins japonais, la spiritualité que l'on y trouve est presque palpable. C'est d'autant plus admirable que la photo ci-dessous a été prise la semaine dernière, en plein hiver, alors que les arbres sont encore dépouillés. C'est donc sans artifices que la Nature se présente devant nos yeux. J'espère qu'à travers cette photo, je peux vous donner un bref aperçu de ce que je ne peux exprimer par des mots.

L'art d'admirer la Nature
Au passage, j'ai présenté cette photo à un concours interne à la SG. Le thème était rouge et noir (les couleurs de la SG), et bien que le sujet de cette photo ne soit pas vraiment centré autour de ces couleurs, j'espère que les juges seront séduits tout de même (heureusement que le tapis était rouge!). Les résultats du concours seront disponibles le 15 janvier!